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01 FNRS_news // Décembre ‘17 Édito Bonne année 2018 De tout temps, l’homme n’a eu de cesse d’améliorer ses outils de communication. De la tablette d’argile à l’ordinateur, plusieurs millénaires se sont écoulés avec toujours la même préoccupation obstinée : transmettre une information à autrui de la manière la plus intelligible possible. Et même si le pouvoir de distribuer l’information est très longtemps resté le privilège d’une élite. Internet a bouleversé cet ordre établi, pour le meilleur, souvent, et pour le pire, parfois. « Communiquer », un mot qui est, de nos jours, omniprésent. « On ne peut pas ne pas communiquer » disait Paul Watzlawick, indiquant par là que même le silence est porteur d’information et délivre des messages. Communiquer sur tout et tout le temps… À l’ère de l’infobésité et de la post-vérité, il devient de plus en plus malaisé de discerner le vrai du faux, l’essentiel de l’accessoire. Et le monde de la science et de la recherche n’échappe pas à ce malaise, au contraire ! Le déf est donc devenu immense pour les scientifques qui doivent être capables d’expliquer de manière simple et effcace la portée ou les résultats de leurs recherches. Certains l’ont bien compris et font preuve d’ingéniosité afn de faire entrer le grand public dans le monde passionnant, mais néanmoins complexe, de la science : « Ma thèse en 180 secondes », « Les statistiques expliquées à mon chat », « Science & Cocktail » sont autant d’initiatives originales développées par des scientifques. En tant qu’acteur central de la recherche fondamentale en Fédération Wallonie- Bruxelles, le F.R.S.-FNRS poursuit avec enthousiasme sa mission de promotion de la recherche : FNRS news propose, depuis près de 10 ans, une grande variété d’articles avec plusieurs niveaux de lecture et rédigés par des journalistes scientifques. Ce numéro de fn d’année n’échappe évidemment pas à la règle que nous nous sommes fxée : le récit de la mission Pipers en Arctique nous montre qu’être chercheur est peut-être parfois très périlleux mais toujours passionnant, les robots ne se sont pas frottés au froid polaire mais ont préféré la Dolce Vita à Venise, le cerveau est analysé sous toutes les coutures sans oublier la sociologie et l’économie,… Une fois encore, ces quelques pages montrent combien la recherche est essentielle et fondamentalement au service de l’humanité. Je vous souhaite de joyeuses fêtes et une bonne année 2018. Véronique Halloin Secrétaire Générale F.R.S.-FNRS
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